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Article publié le 31 mai 2017.

Action sociale à Bercy : les ultra-marins sont-ils des agents de seconde zone ?

Un groupe de travail du conseil national d’action sociale s’est réuni le 31 mai 2017. Il portait sur l’action sociale en outre-mer.

La Fédération des Finances CGT s’est félicitée de l’extension des prestations d’action sociale, comme pour l’interministériel aux collectivités d’Outre-mer. Malgré nos demandes répétées, nous regrettons néanmoins qu’il ait fallu attendre autant d’années pour reconnaître le droit de tous les agents à bénéficier de l’action sociale.

En effet, si nous nous félicitons de l’élargissement de l’action sociale à l’ensemble des agents du ministère de métropole et d’Outre-mer nous exigeons en revanche que l’accès à cette action sociale soit la même pour tous. On ne saurait accepter une action sociale à deux vitesses, une pour les agents de métropole et une pour les agents ultra-marins. Par exemple, l’accès pour tous les enfants à l’ensemble des centres de vacances. Il existe des séjours à l’étranger pour les enfants de la métropole, pourquoi ne pas avoir des séjours en métropole pour les enfants d’outre-mer.

Lors du CNAS du 5 avril 2017 l’un des points à l’ordre du jour portait sur l’action sociale dans les collectivité d’Outre-mer. N’ayant pu évoquer tous les sujets et toutes les COM, un groupe de travail dédié a été programmé ce jour.

Notre fédération a proposé, le 27 avril, au sous-directeur des politiques sociales la possibilité de faire venir un ou des experts ultra-marins. N’ayant pas de réponse, nous avons réitéré cette demande le 12 mai. Il nous a été répondu ce même jour que cela « paraissait difficile » pour des raisons de coûts et d’organisation et qu’il était préférable de les consulter à distance.

Pour la CGT, cette réponse est inacceptable ! Est-ce que cela veut dire que les ultramarins ne sont pas des agents comme les autres !

Nous considérerons que cette mesure est discriminatoire. Ce matin même notre fédération a écrit au Défenseur des droits sur le caractère discriminatoire de cette décision.

D’autre part, nous tenons à dénoncer le fait que les documents soient arrivés mercredi soir avant un week-end de quatre jours, et que de fait, il ne nous restait que 24 heures pour consulter nos camarades ultra-marins et préparer ce groupe de travail.

Notre demande pour les prochaines réunions :

aucun expert ne doit être réfuté à cause de son origine territoriale,
les documents doivent nous parvenir avec un délai suffisant pour les étudier,

Nous avons donné lecture de deux motions déposées par les représentants du personnel CGT des DOM. Dans ces conditions, nous avons quitté la séance.

A CONSULTER ÉGALEMENT :
- Motion de la CGT douanes - La Réunion
- Motion de la CGT Finances publiques - Martinique, Guadeloupe et Guyane

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