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Article publié le 14 mars 2017.

28e congrès de la fédération CGT des finances, Collonges La Rouge, 6-10 mars 2017

Plus beau village de France, 412 habitants lovés au fin fond de la Corrèze, à quelques encablures du Lot, Collonges La Rouge a accueilli les quelques 150 délégués et invités du 28e congrès de la Fédération des Finances CGT.

Si le choix du lieu a pu poser quelques interrogations et susciter quelque étonnement, dès l’ouverture du congrès, le lundi en tout début d’après midi, tous les participants ont pu capter la différence, l’ambiance particulière qui allait être celle de toute la semaine !

Les traditionnels mais peu convenus discours de bienvenue ont donné le ton et cassé les codes.

Du « chabatz d’entrar », (finissez d’entrer) du secrétaire du comité régional du Limousin qui dès le début de son intervention indique que notre fédération, par sa présence territoriale est empreinte de toute l’histoire du syndicalisme CGT et que ce n’est donc pas pour rien que notre congrès se tient en ruralité, à Collonges-La-Rouge, aux mots du secrétaire général de l’Union départementale de Corrèze, remarquant qu’en « entrant en Corrèze, nous foulons une terre riche, culturellement, gastronomiquement mais aussi une terre ou l’on élève le veau sous la mère ainsi que le président et le pape », l’évidence s’impose : nous avons bien fait de venir ici, parler de fédéralisme et de territorialité.

Et leurs derniers mots sont couverts par un tonnerre d’applaudissements : « finissez d’entrer... dans notre maison CGT, venez la découvrir... solidaire, fraternelle et porteuse d’avenir. Bienvenue chez vous ! ». Le slogan choisi pour ce 28e congrès prend alors toute sa valeur : un ticket pour l’avenir !

Rapidement, des délégués se sont ensuite appliqués à débattre du rapport d’activité de la direction sortante et de la politique financière de la fédération dans la dernière période. Les débats, intéressants à plus d’un titre, ont mis en avant le besoin de fédéralisme de l’ensemble des syndicats présents que ce soit du secteur public comme celui du secteur semi-public économique et financier. Les votes ont confirmé que, si des choses sont encore à creuser, la fédération, lors du mandat écoulé, s’est engagée dans la bonne voie.

Dès le premier soir, tout le monde a pu apprécier la qualité de l’accueil et du service de la direction et du personnel du VVF qui hébergeait le congrès, et les autres jours n’ont fait que confirmer cette impression.

Gageons que ceci a également fait beaucoup dans la qualités des échanges et des débats qui ont ponctué la semaine. Ce 28e congrès a, à cette occasion, montré que la fraternité n’était pas qu’un slogan à la fédération.

L’orientation, débattue le restant de la semaine, si elle a fait l’objet d’un certain nombre d’amendements déposés par les syndicats, a été très largement partagée. Le besoin de fédéralisme, de territorialité, de mutualisation s’est largement exprimé. Rarement un congrès n’aura été porté par cette volonté commune d’innover, de sortir des sentiers battus, de faire vivre les convergences, la nécessité de lutter ensemble. Tous les syndicats, du public comme du semi-public ont été d’accord sur ce sujet. De celui des Finances publiques à celui de la Banque de France, de la Caisse des dépôts en passant par les douanes, l’envie de lutter ensemble pour gagner de nouveaux droits s’est exprimée toute la semaine. Et, dans la période pour le moins trouble et sombre que traverse le monde du travail, cette lueur est salutaire !

Pour enrichir les débats, mettre l’accent sur certains aspects de nos combats, actuels et à venir, deux tables rondes ont été organisées, rassemblant bien au-delà de la Fédération et de la CGT des acteurs de la société. Et quel meilleur endroit que Collonges-La-Rouge pour évoquer la réforme territoriale et de l’État, et le besoin de service public en milieu rural et en territoire ? Parce qu’elle est partout et concerne tout le monde, la transformation du travail, son évolution, méritait aussi d’être débattue, ce qui a été fait de façon remarquable, avec des intervenants de qualité le jeudi après-midi !

Après une soirée haute en couleur, décalée et surprenante (les effets de la ruralité ?), les délégués ont élus le vendredi matin la nouvelle Direction fédérale en charge d’appliquer l’orientation décidée collectivement. Le Secrétariat fédéral élu au sein de la Direction fédérale est composé de Alexandre Derigny (Secrétaire général), Philippe Madec (Administrateur), Anne Azoulay, Michel Brahmi, Tarek Dengou, Dominique Fichten, Arnaud Le Roi, Christine Léveillé, Michaël Wicke. Dans le même temps l’Union fédérale des retraité-es a été largement reconnue et approuvée.

Après un hommage appuyé au comité d’organisation, atypique et très efficace, le discours de clôture du nouveau secrétaire général a galvanisé le congrès, affirmant que nous n’accepterons jamais de nous soumettre ni de céder à la fatalité, car il n’y a pas de fatalité !

Et les dernières phrases, tout en résumant l’ambiance particulière de ce congrès, ouvrent des perspectives et les chantiers à poursuivre : « Trop souvent nous luttons et travaillons, certes dans le même but et dans la même direction, mais les uns à côté des autres. Alors, durant ce mandat, ensemble, ne soyons plus les uns à côté des autres, mais les uns avec les autres et nos espoirs, nos utopies deviendront notre réalité ».

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