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Article publié le 12 janvier 2017.

Agenda social à Bercy : la CGT exige l’ouverture de négociations immédiatement !

Ces dernières semaines, voire ces derniers mois les « claquements de portes » se sont multipliés au sein des instances ministérielles de dialogue, qu’on n’ose plus qualifier de social.

Comité hygiène sécurité conditions de travail ministériel, Comité technique ministériel, Comité d’établissement occupés par les salariés, envahissement des comités techniques locaux, assemblées générales des personnels dans les services et établissements du ministère...

Dans ce contexte, la CGT ne participera pas à la réunion de ce jour sur « l’élaboration de l’agenda social du premier semestre 2017 ». En effet, cette réunion a une triple dimension (rappelée du reste par la directrice des ressources humaines) : se mettre d’accord sur des dates, mais surtout sur des thèmes et nous imposer la mise en place du vote électronique pour les élections professionnelles 2018.

Or, depuis plusieurs mois la CGT Finances a fait part des thèmes dont elle voulait discuter de manière constructive, y compris lors des précédentes réunions d’agenda. Nous refusons, comme de nombreuses autres fédérations, la mise en place du vote électronique facteur de démobilisation et fraudes électorales.

Nous rappelons pour mémoire :

  • une ouverture de négociation sur les missions de contrôle ;
  • le travail à distance (dans un sens plus large que le télétravail) et plus particulièrement sous l’angle des conditions de travail et de la protection des salariés à partir du décret Fonction publique qui doit être une base de discussion pour gagner de nouveaux droits ;
  • la formation, et plus particulièrement la formation continue à l’initiative du salarié ;
  • le temps de travail sous l’angle de sa baisse organisée et non subie ;
  • la mobilité qui doit être choisie ;
  • la reconnaissance immédiate du site du Tripode en site amianté ainsi que que la mise en oeuvre d’un plan de prévention, protection et réparation des agents face aux poly-expositions (gaz dans les containers, agents chimiques dangereux et autres cancerogènes) ;
  • un véritable bilan de la mise en place des Centre de service ressource humaine (CSRH) à la Douane, à la CCRF, à Centrale, et une discussion contradictoire à partir de ce bilan (pour nous catastrophique) ;
  • une véritable politique de l’égalité entre les femmes et les hommes par la mise en œuvre du protocole d’accord Fonction publique de 2013 signé par la CGT, mais aussi la lutte contre les discriminations par exemple pour les personnes en situation de handicap (recrutement, carrière, accessibilité des locaux…) ;
  • la suppression du sous-effectif chronique dans nos services… et donc un plan massif de recrutement d’agents formés, qualifiés et biens rémunérés ;
  • la prise en compte des besoins sociaux des actifs et retraité-e-s (protection sociale, moyens des associations du ministère, prestations sociales...).

Nous ne manquons pas de sujets de négociations, concertations, discussions. La CGT a des propositions concrètes et détaillées sur ces thèmes. Nous, militants CGT des Finances, savons que les moyens financiers existent. Les milliards d’euros sont là, il s’agit de les mobiliser dans l’intérêt des salariés.

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