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Article publié le 22 septembre 2017.

Au moins 23 milliards d’euros d’investissements ont été sacrifiés par les collectivités territoriales entre 2013 et 2016 avec le Pacte de responsabilité

Le comité des finances locales - CFL - indique, mardi 5 septembre, à quelques semaines de la présentation du projet de loi de finances 2018 le 27 septembre, ne pas savoir comment se traduiront les économies de 13 milliards d’euros annoncées sur les collectivités d’ici à 2022. Son président, André Laignel, constate que la situation des finances locales « n’est pas en voie d’amélioration » et que les élus locaux, en particulier les maires, « ont gratté tout ce qui pouvait l’être » dans leurs dépenses, et qu’ils sont désormais « à l’os ».

Il a présenté le rapport de l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales qui dresse un état des lieux complet sur les finances des collectivités locales en 2017.

  • 25 % de baisse cumulée des investissements de 2014 à 2016, - 35,6 % pour le bloc communal. La diminution concerne à des degrés divers tous les niveaux de collectivités. Au moins 23 milliards d’euros d’investissements sacrifiés sur trois ans, avec d’« importantes conséquences sur la dégradation des infrastructures et des bâtiments, ainsi que sur l’emploi local dans les entreprises de BTP » ;
  • 25 % de baisse de l’épargne nette des collectivités depuis 2011, - 35,6 % pour le bloc local ;
  • 0,2 % de baisse en 2016 des dépenses de fonctionnement, toutes collectivités confondues, « dans la continuité des ralentissements observés durant les années précédentes ». « Hormis les frais de personnels qui augmentent de 0,9 % », cette diminution concerne toutes les composantes.
    « Les collectivités territoriales ont fait la preuve de leur capacité de gestion malgré la forte baisse des concours de l’État », commente le président du CFL. Mais c’est « au prix d’une baisse massive de l’investissement », d’« impôts en hausse » et d’« une augmentation des tarifs des collectivités qui pèsent sur les ménages ». « Tout cela a un effet sur la qualité du service public », avec des « équipements nouveaux décalés ou abandonnés » et une baisse des dépenses d’entretien du patrimoine des communes. Les collectivités territoriales « sont proches du stade de l’anorexie ».

A CONSULTER ÉGALEMENT :
- Rapport de l’observatoire des Finances et de la gestion publique locales

Article publié sur www.cgt.fr

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