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Article publié le 17 octobre 2017.

Banque de France et CEFINOF : Ultra moderne servitude !!

Pépite et orgueil de la Banque de France, le « fort Knox » français comme s’accorde à l’appeler la presse (c’est du moins comme ça que l’établissement a été présenté par le gouverneur de la Banque),
n’en fini pas de stresser et maltraiter les personnels qui évoluent en son sein.

Le Centre Fiduciaire Nord de France (CEFINOF) chargé de stocker, trier tous les billets du nord de la France et d’en assurer le renouvellement ( au bas mot plus de 300 millions de billets chaque année), s’il assure la sécurité maximale pour les billets est loin de faire la même chose pour les agents qui y travaillent.

Mauvaises conditions de travail, dysfonctionnements permanents obligeant à des manœuvres lourdes et contraignantes.
Agents à la limite de l’épuisement, conditions matérielles lamentables, les agents de la sécurité eux même, alors que celle ci est vantée au plus haut niveaux de l’établissement se sont mis en grève à 100% pour se faire entendre par leur direction, le jour de la visite du site par le nouveau sous gouverneur, chargé des relations sociales.

Jusqu’à ce jour, leurs nombreuses demandes n’ont jamais été entendues. Ont-elles seulement été écoutées ?

Le 9 octobre dernier, ils étaient tous en grève et leur syndicat CGT appelait l’ensemble des personnels de la Banque à se joindre au mouvement de la fonction publique, le lendemain, 10 octobre.

Dans ces conditions, l’ouverture prochaine d’un autre « CEFINOF » à Paris La Courneuve, quatre fois plus grand que celui du Nord pose de nombreux problèmes, à tel point que le CHS-CT a fait la demande d’une expertise indépendante sur le sujet.

Si ces centres se veulent ultra modernes ( et le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau promet d’en ouvrir d’autres, il n’y en aurait bientôt plus que 38 au lieu de 72 dans les années 2010), ce sont bien les personnels qui restent cantonnés dans le passé par une gestion managériale violente et sourde à toutes leurs demandes.
Et ce ne sont pas leurs collègues d’EUROPAFI, la filiale papetière de la banque, dans les établissement de Vic Le Comte et Chamalières qui diront le contraire, eux aussi en grève pour les mêmes raisons, découlant des mêmes causes : rationalisation, modernisation peut être, mais surdité complète quant aux conditions de travail et de vie des personnels, eux qui font pourtant toute la richesse et la « performance » de ces établissements.

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