Finances Publiques : blocage des encaissements,

Depuis le 14 mai, le centre d’encaissement des Finances Publiques de Lille est fermé, occupé jour et nuit par les personnels grévistes qui dénoncent le manque de moyens, la pénurie d’effectifs, l’empilement de réformes néfastes à la qualité du service public, politiques menées par les gouvernements successifs et la direction générale sur tout le territoire national, pour tous les services de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP).

Questions à Laurent PERIN, secrétaire du syndicat CGT Finances Publiques 59 :

FD : Laurent, pourquoi un tel mouvement ?
Laurent Perin : Décidée en assemblée générale, par les personnels présents (au delà des collègues du centre d’encaissement et du service courrier), cette action ressort d’une volonté de construire une action efficace, qui pèse à tous les niveaux pour faire triompher nos revendications.
FD : donc, choix du centre d’encaissement de Lille ?
LP : oui, d’abord parce que c’est une proposition des agents, ensuite parce qu’il est rapidement apparu que, pour être entendu, il fallait une action forte, à portée nationale. A partir de là, le choix du centre d’encaissement a semblé naturel : il n’en existe que trois en France, qui traitent l’ensemble des titres interbancaires de paiement (TIP) et chèques émis par les contribuables, particuliers et entreprises pour s’acquitter de leurs impôts, deuxième tiers provisionnel par exemple, c’est la période, ou contribution foncière des entreprises, etc...
FD : c’est donc un moyen important pour se faire entendre ?
LP : oui, et sur toutes nos revendications, sans hiérarchie aucune, nationales et locales, fonction publique ou proprement finances publiques, nous souhaitons réellement tout porter de front, elles sont pour nous indissociables.
FD : à la fin de cette deuxième semaine d’occupation, toujours la même motivation ?
LP : Parfaitement, toujours à fond, de l’ordre de 75% de grévistes, des collègues qui se sont organisés, qui occupent jour et nuit le site, motivés, dans une bonne ambiance, qui ne cèdent en rien aux intimidations (nombreuses) de la direction locale..
FD : des intimidations ?
LP : en effet, visite quotidienne, voir deux fois par jour d’huissiers pour constater l’occupation, lettres aux militants, etc.... mais rien ne vient entacher la motivation des personnels.
FD : au delà des postures (habituelles) des directions locales et nationales, des avancées, ou des pistes d’avancée ?
LP : nous avons eu les premiers contacts réellement utiles (mais pas suffisants) le mercredi dernier (23/05), sur des revendications locales, restées lettre morte jusqu ’au mouvement, ce qui montre déjà son utilité.
Nous utilisons toutes les opportunités, comme la visite de G Darmanin (vendredi 25)...
De toute façon, le moral est bon, les autres services de la DGFIP, partout en France suivent le mouvement et nous apportent leur soutien de différentes façon, de nombreux départements sont en action, sous des formes différentes, grèves, occupations de locaux, blocages de sites (comme dans les Pyrénées orientales).
On sent partout une profonde insatisfaction et une grande colère et il faut bien prévenir direction générale et gouvernement : jouer la montre ne règlera ni ne calmera rien, si ce n’est faire grandir ce mouvement.

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