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Article publié le 24 octobre 2017.

Les coups de gueule de la vigie ! Quand les trésoreries ferment.......

On évacue, on se barre, on se tire, et vite encore !

C’est ainsi qu’est perçue par la population et une grande partie des élu-e-s la fermeture de trésoreries, phénomène qui s’amplifie cet automne, avec en ligne de mire si possible, la date du 1er janvier, dans nombre de départements.

Qui aurait cru, il n’y a pas si longtemps, que le départ des trésoreries (les perceptions) dans de nombreuses communes, essentiellement rurales provoquerait un tel émoi ? C’était plutôt « super, plus de percepteur, plus ou moins d’impôts à payer », contrairement aux fermetures d’écoles, de bureaux de postes, voire de cafés et de commerces de proximité, pour ne pas évoquer les gendarmeries redéployées selon un schéma très.....mystérieux !

Et si, ici ou là, les directions départementales des Finances Publiques passent en force, contre l’avis des conseils municipaux, des communautés et, il faut le reconnaître le silence des préfets et parfois des élus des grandes métropoles, force est de reconnaître que l’argument de la rationalisation, des économies, du numérique, du progrès n’y change rien : ces réorganisations/fermetures ( adaptation des structures et du réseau – ASR- en langage de Bercy) est bel et bien perçu comme une désertion, précédant la désertification, et l’abandon par l’état de populations peu intéressantes parce que rurales.

Et si on rajoute à ça que, dans les centres « survivants », essentiellement dans les grandes villes, on ne va plus recevoir que sur rendez vous, on peut comprendre l’émoi de ces populations.

Parce que c’est bien cette idée qui commence à dominer dans ces communes et postes « sacrifiés » au progrès (??!) : jusqu’à quand va-t-on détruire ce qui fait qu’un citoyen, une citoyenne se sente partie intégrante d’un collectif, respecté-e, servi-e aidé-e et conseillé-e de la même façon, quel que soit son lieu de vie ?

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