Logo du site

Article publié le 8 mars 2017.

Pour une réelle égalité femmes hommes au travail comme dans la vie

Lettre ouverte du congrès de la fédération des Finances CGT aux employeurs de son champ professionnel.

Madame, Monsieur

En 2017, le contexte politique, social et économique international comme national n’offre pas de répit pour toutes celles et ceux qui œuvrent à plus d’égalité et de justice sociale. La banalisation des idées d’extrême-droite, la montée des conservatismes dans les élections (aux Etats-Unis, dans différents pays européens notamment) sont des signes inquiétants pour les droits des femmes, pour les droits des populations qui fuient les guerres, la tyrannie, l’homophobie ou tout simplement la misère.

En France, le contexte social et politique avec les dernières lois (Travail, Macron, Rebsamen...), la répression du mouvement social, comme la banalisation des idées de l’extrême droite obligent nos organisations syndicales et féministes à s’allier pour contrer pied à pied leur propagande mensongère et les reculs sociaux pour les salarié-es, privé-e-s d’emplois, précaires, étudiant-e-s et retraité-e-s.

L’égalité entre les femmes et les hommes est pour nous incontournable parce qu’elle participe du progrès social.

Laisser perdurer les inégalités entre les femmes et les hommes et s’exercer les violences contre les femmes, c’est porter une responsabilité sur le fait que les idées rétrogrades et les partis qui les portent progressent. Des mesures ambitieuses avec des moyens dédiés doivent être mis en œuvre de façon urgente.

Plus que jamais

  • En 2017, nous voulons que cessent enfin les inégalités au travail, en terme de salaire, d’accès à l’emploi, de carrière, de temps de travail. Nous voulons l’égalité salariale.
  • En 2017, nous voulons la revalorisation des salaires dans les métiers à prédominance féminine.
  • En 2017, nous voulons que soit garanti le droit d’accès à l’avortement, à la contraception dont la légitimité est sans cesse remise en cause. Nous voulons un égal accès à la santé et aux services publics garants d’une égalité de traitement pour toutes et tous.
  • En 2017, nous voulons que cessent les violences sexuelles et sexistes : au travail, dans l’espace public comme à la maison.
  • En 2017 nous voulons des politiques volontaristes contre les stéréotypes de genre : à l’école, dans les médias, dans la vie publique et privée.
  • En 2017 nous voulons le partage des tâches domestiques.
  • En 2017, nous voulons des services publics de prise en charge de la petite enfance et des personnes en perte d’autonomie.

Les femmes sont toujours payées en moyenne un quart en moins que les hommes. Ceci signifie donc que chaque jour, elles travaillent gratuitement à partir de 15h40.

Dans les établissements du semi public, au ministère de l’Economie et des Finances et dans l’ensemble de la Fonction publique, les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes sont une réalité reconnue officiellement. Malgré des rapports, des études, un accord signé unanimement à Bercy en 2011, un protocole d’accord Fonction publique signé en 2013, des accords égalité négociés et signés par la CGT à la Banque de France et à la Caisse des dépôts et consignations, les avancées sont insuffisantes et pour certaines catégories de personnel des régressions s’installent. A ce titre la CGT Finances revendique la correction et la suppression de toutes inégalités salariales et de pensions passées, présentes et à venir.

La fédération des Finances CGT interpelle le ministre de l’Economie et des Finances et les employeurs des établissements économiques et financiers semi-publics pour que cessent les discriminations de genre dans la gestion des carrières, dans les conditions de travail et dans l’articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle.

Il faut veiller à ce que les systèmes d’évaluation ne pénalisent pas les parcours et les carrières des femmes. C’est pourquoi ces systèmes doivent faire l’objet d’un suivi à travers la publication de tableaux exposant la progression des carrières suivant que l’agent est une femme ou un homme à tous les niveaux de dialogue des institutions représentatives des personnels.

Il faut veiller à l’application de la réglementation protectrice des travailleuses enceintes tant dans l’aménagement de leur poste de travail pendant la grossesse que dans les conditions de reprise du travail après le congé de maternité. Ces sujets ne sont jamais abordés ni même évalués dans les CHSCT alors même que la règlementation générale du code du travail l’impose. Une politique volontariste d’envergure doit être menée par le Ministère et les établissements sur ces questions. Enfin, une attention particulière doit être portée aux catégories de personnels cumulant les critères de discrimination tant en raison de leur âge, de leur genre, de leur grade que de leur handicap.

Les délégué-e-s au 28eme Congres de la Fédération des finances CGT Collonges La Rouge 8 mars 2017 à 15H40

Retour en haut