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Stop à la criminalisation de l’action syndicale !

Acte I : Michel n’est pas un militant mais un adhérent de la CGT. Il est aussi un compagnon fidèle, de tous les combats, des luttes victorieuses ; de celles qui le sont moins. Michel est toujours sur le pont quand il s’agit de dénoncer des injustices, de défendre les services publics, de s’engager pour l’emploi, les droits pour les salariés et leurs conditions de travail...

Le 24 juillet 2012, Michel est allé au TGI d’Aix-en-Provence soutenir deux douaniers convoqué pour un « rappel à la loi ». Leur « faute » ? Avoir effectué un contrôle douanier inopiné à un péage d’autoroute (Mais... les services de l’État doivent maintenant prévenir pour faire des contrôles !).

Devant le tribunal, une soixantaine de douaniers, tous syndicats confondus se retrouvent. Il fait 35° à l’ombre. Ils veulent rentrer dans le hall du tribunal pour soutenir leurs camarades, dans le calme. Interdiction d’entrer ! Un cordon de policiers et des vigiles les attendent. Il fait chaud. Le ton monte, des insultes fusent du coté forces de l’ordre : « Encore ces enc... de la CGT ! ».

La provocation paye, les douaniers décident donc de rentrer. Bousculade. Michel est devant. Un policier le fait tomber d’un coup de pied. Mauvaise réaction : Michel repousse le policier. Il tombe et se relève. Il n’a rien, ouf ! Tout le monde se calme. Le policier aura pourtant cinq jours d’Interruption temporaire de travail ?! Pourtant apprécié de tous ses collègues et très bien noté par sa hiérarchie, Michel est en passe de devenir un délinquant.

Acte II : Michel va faire 48h de garde à vue pendant lesquelles il sera interrogé sans relâche.

Acte III : Il est traduit devant le tribunal correctionnel suite à la plainte du policier... et de deux vigiles qu’il est censé avoir à-moitié assommés. Michel est condamné à une forte amende : 2000 € + 1800 € de dommages et intérêts au policier + les frais d’avocat. Le juge a débouté les 2 vigiles.

C’était déjà cher payer. Mais, il faut faire taire ces cégétistes qui osent protester. La procureur fait donc appel. Le ministère public demande : la requalification des faits pour les 2 vigiles, l’inscription au casier judiciaire et 3 mois de prison avec sursis !!

On ne veut pas simplement punir un acte qui fut certes une erreur. On veut casser un homme pour ce qu’il est : quelqu’un qui ne baisse pas les bras, quelqu’un qui dit non, quelqu’un qui maintient que d’autres choix sont possibles. Le délibéré est fixé au 7 juin.

Nous sommes avec toi Michel !

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