Tou·tes mobilisé·es le 29 septembre

SANS LES FEMMES, LA FONCTION PUBLIQUE S’ARRÊTE !

63 % des agents de la Fonction publique sont des agentes. Pourtant, entre le
point d’indice en berne, la ségrégation professionnelle, les temps partiels imposés, les emplois précaires : la fonction publique maltraite ses agentes.

DOUBLE PEINE POUR LES FEMMES : RÉMUNÉRATIONS BASSES ET INÉGALITAIRES !
Depuis 2000, à cause du gel et de l’augmentation insuffisante du point d’indice, les agent·es de la fonction publique ont vu fondre leur pouvoir d’achat de 28,6 %.
Or, 63 % des agent·es publiques sont des femmes, elles sont donc plus pénalisées par le gel du point d’indice.
De plus, elles gagnent 10,5 % de moins que les hommes en équivalent temps plein. Mais ce chiffre, déjà scandaleux, masque la réalité encore plus grave des écarts de rémunérations puisqu’il ne prend pas en compte les temps partiels, occupés à 80 % par des femmes...

Les femmes occupent aussi plus souvent les postes les moins rémunérateurs, du fait de la « ségrégation professionnelle » : elles sont 80 % dans les filières administratives et 98 %
dans les filières médicosociales. Ces filières sont moins bien rémunérées à niveau de diplôme équivalent que les filières à prédominance masculine.
C’est ainsi que, parmi les 10 % d’agent·es les moins bien rémunéré·es, 70 % sont des femmes.
Enfin, les agentes sont aussi plus précaires, puisqu’elles représentent 69 % des contractuel·les de la fonction publique.

NOS MÉTIERS SONT ESSENTIELS : DES MOYENS POUR LES SERVICES PUBLICS !
Les femmes sont à la fois professionnelles et usagères des services publics. Elles sont donc les premières victimes de leur dégradation. Maternités qui s’éloignent, centres IVG qui
ferment, services publics de soutien à la parentalité (CAF, PMI…) qui ferment leur accueil… les services publics sont exsangues et ne répondent plus aux besoins. C’est également le cas dans la petite enfance et la proche aidance, où les femmes sont encore les premières impactées.
Les services publics sont centraux dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Si la loi-cadre intégrale, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, est votée, elle
ne pourra être appliquée qu’avec des services publics forts. Elle prévoit en effet une réponse intégrale allant de l’éducation à la prévention, à l’accompagnement, à la protection et à la
réponse judiciaire, afin de garantir une coordination des actions. Les professionnelles doivent avoir les moyens de réaliser leurs missions, sinon, ce sera des souffrances supplémentaires
pour les agentes et les usagères...

Tract 29 septembre égalité
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