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Article publié le 10 avril 2017.

Toulouse : grève des personnels de nettoyage, ou les leçons d’un conflit

Plus de deux semaines de grève pour l’ensemble des personnels de nettoyage de la cité administrative de Toulouse (marché attribué à la société ISS), pour exiger leurs droits et le respect des règles (code du travail et convention collective) en vigueur.

Plus de deux semaines de grève pour retrouver une dignité que leur direction leur refusait, pour faire reconnaître l’absolue nécessité de leur présence et de leur travail pour l’ensemble des agents travaillant sur le site.

Soutenus par leurs syndicats CGT et FO, leurs fédérations syndicales et l’Union Locale CGT de Toulouse Centre-ville, il aura fallu à ces salariés une mobilisation d’ampleur et assez atypique pour obtenir satisfaction. Les syndicats CGT présents sur la cité administrative, tels que la CGT Finances publiques ont tout mis en œuvre pour informer les personnels de la situation et du degré d’exploitation des ces femmes et hommes sous payés, maintenus dans une ignorance totale de leurs droits par une direction (ISS) sans scrupule aucun.

Plusieurs rassemblements, à leur initiative, ont permis d’informer les agents et de montrer la solidarités dont ces salariés avaient un immense besoin. Moyen également de faire pression sur le donneur d’ordre (ici la préfecture, gestionnaire de la cité, mais ailleurs, les administrations ou établissements publics) trop souvent uniquement soucieux du meilleur « mieux disant » financier et peu ou pas regardant sur les normes sociales (mais ne devrait on pas plutôt écrire l’absence de normes sociales) lors de la signature des marchés publics.

C’est particulièrement vrai dans le secteur du nettoyage dans lequel le personnel est moins bien traité que le manche à balai. Certaines directions locales le reconnaissent, le déplorent parfois, mais l’indignation s’arrête là. Et ces femmes et hommes de ménage continuent à être honteusement exploités dans l’indifférence générale, les locaux à être toujours plus sales et mal entretenus et les bénéfices et dividendes de ces sociétés toujours plus importants.

C’est ce que les grévistes d’ISS Toulouse, les syndicats et les salariés de la cité administrative, qui cotoient tous les jours ces personnels ont voulu dénoncer, et ensembles ont permis d’avancer vers un siècle un peu plus humain.

« ne soyons plus les uns à côté des autres mais les uns avec les autres, et nos espoirs, nos utopies deviendront notre réalité ».

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