Dividendes record du CAC 40 en 2025 : les actionnaires profitent, le reste du pays subit l’austérité
Mémo Economique
Ce qu’il faut retenir :
➢ Dans sa publication de janvier 2026, la Lettre Vernimmen annonce que les entreprises du CAC 40 ont établi un nouveau record, puisqu’elles n’ont jamais redistribué autant de profits à leurs actionnaires depuis que cette étude est réalisée en 20031. Après les 69,4 milliards d’euros versés aux actionnaires en 2021 et les 98,2 milliards en 2024, les quarante plus grands groupes français ont versé 107,5 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2025, soit une hausse de près de 55% en quatre ans.
➢ Dans le même temps, la crise inflationniste a mis à mal le monde du travail : le pouvoir d’achat des travailleuses et des travailleurs a diminué de 3,5% entre 2021 et 2025. Ces résultats mettent en évidence les inégalités criantes qui traversent la société française et appellent à une meilleure répartition de la richesse produite.
➢ Alors que les dernières annonces gouvernementales sur le projet de loi de finances 2026 confirment que les grandes entreprises et les plus fortunés ne sont, une fois de plus, pas mises à contribution à la hauteur de leurs moyens, ces chiffres soulignent l’urgence d’une meilleure répartition des richesses produites, passant notamment par le rétablissement de la justice fiscale.
➢ En parallèle à cela l’enjeu de la hausse des salaires est pleinement d’actualité, en revendiquant un partage des richesses créées plus favorable au monde du travail. Pour cela, les propositions de la CGT sont claires : augmenter le SMIC à 2000 euros bruts mensuel, augmenter automatiquement toutes les grilles de salaires dans les branches, les entreprises et les administrations dès lors que le Smic est réévalué, c’est-à-dire rétablir l’échelle mobile des salaires, augmenter le point d’indice dans la fonction publique pour rattraper toutes les années de gel, revaloriser les pensions de retraite ou encore arrêter les exonérations de cotisations qui enferment les travailleuses et les travailleurs dans des trappes à bas salaires.