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Article publié le 9 août 2017.

Contrefaçons : quand l’attrait des prix bas mène au danger !

Le Comité économique et social européen (CESE) tire la sonnette d’alarme. Phénomène en forte hausse dans tous les pays européens, la contrefaçon menace la santé des populations. Cette « industrie » s’en sort à merveille, portée par le manque de moyens des populations.

En contrepartie ce sont, toujours d’après le CESE près de 800 000 emplois qui sont détruits à cause des produits contrefaits. Près de 5% des marchandises importées en Europe seraient des produits contrefaits ou piratés. Et cela touche tous les domaines : pièces détachées automobiles, produits pharmaceutiques et de beauté, parfums, denrées alimentaires, pas un secteur n’échappe à la voracités de ces délinquants.

Les contrefaçons représentent en Europe près de 15 milliards d’euros de manque à gagner en matière de recettes fiscales.

Alors bien au delà de la « frime » qui consiste à s’exhiber avec un faux sac de telle ou telle grande marque de luxe, ou de regarder l’heure sur une fausse montre que toute personne qui a « réussi sa vie se doit de porter au poignet », c’est bien la santé des populations qui est en jeu, lorsqu’il s’agit de médicaments contrefaits achetés sur le net ou sous le manteau, de fausses pièces détachées automobiles montées en lieu et place des vraies, de produits alimentaires de grand renom avalés sans discernement...

Et le danger concerne également les personnes qui travaillent à l’élaboration de ces produits : salariés exploités, sous payés, mis en danger, trafic sur le dos de personnes vulnérables, tels les migrants. Ces personnes qui travaillent soit à la confection, soit à la diffusion de ces produits n’ont souvent aucun droit, sont soumises à la violence de leurs « employeurs ».

Dans ce contexte, nos états, en particulier la France dotée des administrations compétentes en la matière (Douane, Concurrence, consommation et répression des Fraudes,...), se doivent de faire un effort particulier pour annihiler ce fléau, parfaitement identifié par ailleurs. Mais ce n’est pas, chez nous, en réduisant effectifs et budget de ces administrations que l’on y arrivera

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