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Article publié le 17 juillet 2017.

Comptine pour enfants crédules (partie 2)

Vous avez dit fatalité, vous pensez loi naturelle ?
Depuis les vessies pour des lanternes, jusqu’aux enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, comment ne pas croire au gavage qu’on nous impose.

La vérité est que la dette que nous contractons aujourd’hui n’est pas un impôt que nous prélevons sur les générations à venir et encore moins sur nos enfants et nos petits‐enfants ; en effet, une partie finance des investissement publics « en dur » dont bénéficieront les générations futures, comme nous bénéficions des investissement passés.
Mais, la santé, l’éducation, les droits sociaux sont aussi légués aux générations futures, et sont aussi le fruit des luttes de ceux qui nous ont précédé.

Ne pas se battre pour défendre et renforcer nos droits sociaux, c’est priver nos enfants et petits enfants des droits dont nous avons pu bénéficier parce qu’ils ont été arrachés aux prédécesseurs de ceux qui veulent aujourd’hui nous les enlever !

La vérité c’est aussi que nous ne vivons pas au-dessus de nos moyens, la France n’a jamais été aussi riche ; alors que la misère est les inégalités progressent sans discontinuer depuis des décennies.
Il ne s’agit donc pas de mettre fin à une période d’insouciance à crédit. Le chômage et la misère sont installés depuis plus de trente ans, et se sont développés parallèlement à la mise en place de politiques toujours plus favorables aux privilégiés.

Enfin, le remboursement de la dette (en tous cas de sa partie légitime), peut se faire de façon juste, cela dépend du système fiscal que nous construisons : juste, égalitaire et efficace, ou bien reposant sur les plus pauvres comme c’est le cas aujourd’hui avec la place toujours plus grande donnée aux taxes (TVA, taxe carbone...). C’est pourquoi diviser la dette totale par le nombre d’habitant pour aboutir à 32.000€ par personne est une absurdité.

La dépense publique doit répondre aux besoins sociaux, et les moyens doivent être mobilisés de façon juste et efficace pour financer cette dépense. Ces moyens existent, le PIB a été multiplié par trois en trente ans.

La vérité sur la « règle des 3% » de déficit :
inventée en France au début des années 1980, cette règle ne repose sur aucune loi naturelle, économique ou sociale. Ce chiffre a été proposé comme simple point de repère et aucune étude ne prouve sa validité scientifique.
Son intérêt est double : détourner le débat des vrais sujets (où vont les richesses produites et pour quoi faire ?), et présenter ce chiffre comme une norme imposée par la science et la nature.

Bien sûr, ne pas être en déficit est préférable budgétairement, mais ce n’est pas forcément le signe qu’une société se porte bien.

La Grèce aujourd’hui n’a pas un budget en déficit mais dégage un excédent primaire. Selon ces critères on pourrait donc considérer que la Grèce va très bien, or, cet excédent est généré par une baisse sans précédent des traitements, salaires, pensions et droit sociaux. Des élèves perdent connaissance par manque de nourriture, des retraités n’ont plus rien pour vivre, les services publics de base sont laminés ;
on peut donc s’appauvrir collectivement tout en améliorant la situation budgétaire.

La question à poser c’est à quoi servent les dépenses publiques et le déficit éventuel ?

Par exemple la transformation du CICE en baisse de cotisation pour les patrons va entraîner l’année de sa mise en œuvre un doublement de son coût soit prés de 40 milliards d’euros. Voici à quoi vont servir les restrictions programmées de services publics !

Pour des services publics et des droits sociaux du XXIème siècle, partons des besoins et mobilisons les moyens qui existent.

Pour cela nous devons nous mobiliser nous même collectivement le 12 septembre.

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