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Article publié le 18 mai 2017.

Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie

Mercredi 17 mai a été célébrée la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie.
Le tract du collectif Lesbiennes, Gay, Bisex et Transgenres (LGBT) de la CGT, publié à l’occasion de cette journée, le rappelle : « Pour la CGT gagner l’égalité pour tous et toutes au travail comme dans la vie passe par un engagement sans faille contre toutes les discriminations ».

Et le collectif d’ajouter : « Les discriminations à l’embauche ou à la promotion sont nombreuses et en contradiction totale avec le Code du travail (article L 1132-1).

Par ailleurs depuis le long débat sur le mariage pour tous, l’expression décomplexée d’idées d’exclusion et d’extrême droite tant dans la société que dans l’entreprise a ressurgi ». Selon le Défenseur des droits qui publie un guide pour « identifier et prévenir » ces discriminations, 39 % des personnes LGBT souffrent de commentaires ou d’attitudes négatives au travail.
Citons à ce titre, le récent rapport de l’association SOS-Homophobie qui pointe une recrudescence des actes homophobes et transphobes de 19,5 % en 2016. Les personnes trans sont parmi les premières victimes de cette hausse (+ 76 % de témoignages). Selon ce rapport, si Internet reste le lieu le plus propice au développement de la parole homophobe et transphobe (22,5 % des témoignages), l’homophobie quotidienne, subie dans le contexte familial et dans l’entourage proche, dans les lieux publics, à l’école ou au travail, demeure très importante (42 % des témoignages).

Face à cette réalité française, il faut aussi rappeler les multiples agressions perpétrées dans le monde contre les personnes lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres (LGBT). Souvenons-nous par exemple de la tuerie de masse d’Orlando qui avaient fait 49 morts, il y a presque un an. Dans plus de 70 pays, les relations homosexuelles sont considérées comme des délits ou des crimes, passibles de peines de prison, voire de la peine de mort.

Plus récemment, ce sont trois associations lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) françaises qui ont déposé plainte devant la Cour pénale internationale pour « génocide », contre le président Ramzan Kadyrov pour des persécutions d’homosexuels commises en Tchétchénie. Le ministère des Affaires étrangères a d’ailleurs indiqué ce lundi dans un communiqué que la France était « prête à examiner les demandes de visa à caractère humanitaire » de personnes homosexuelles victimes de persécutions en Tchétchénie.

Autre exemple récent de pressions, celles exercées par l’association des oulémas musulmans sur l’ONG Proud Lebanon (Liban fier) qui prévoyait dimanche dernier d’organiser un colloque dans un hôtel de Beyrouth pour appeler à lutter contre la discrimination à l’égard de la communauté LGBT. « L’association des théologiens a menacé d’organiser des manifestations devant l’hôtel, ce qui a finalement annulé l’évènement » a expliqué Bertho Makso, directeur de Proud Lebanon à l’AFP.

Voir le guide LGBT de la CGT et le dossier Homophobie - Transphobie sur cgt.fr

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