Monnaie de Paris : NAO 2026 quand c’est non c’est non !
Comment compenser l’inflation et garantir l’équité de traitement pour l’ensemble des salarié.e.s de la Monnaie de Paris ?
La réponse de la direction soutenue par quelques OS minoritaires c’est la méritocratie !
Fidèle à ses engagements votre syndicat l’UGICT-CGT s’est battu pour obtenir une revalorisation salariale générale face à l’inflation pour nos catégories.
En parallèle, nous exigeons une mesure de solidarité concrète : L’application de la subrogation totale afin de garantir le maintien de salaire immédiat pour les victimes d’accidents du travail.
Les mesures phares de votre syndicat ont été refusées !
On ne va pas se mentir aucunes avancés sérieuses n’ont encore été gagnées cette année encore pour les salarié.e.s de la Monnaie de Paris.
En rappel :
Il y a un tassement de tous les salaires
Comme les salaires ne sont pas indexés sur les prix, on assiste à un tassement. Dans les négociations, on en est réduit·es à courir après l’inflation pour ne pas perdre en niveau de vie.
Le développement des primes, « intéressement, participation, partage de la valeur… » se fait au détriment des augmentations de salaire. Ces primes, occasionnelles et souvent non cotisées, sont soumises à l’arbitraire patronal et mettent les salarié·es en concurrence.
Dernier mécanisme protecteur car indexé automatiquement sur l’inflation, le Smic est trop faible : 2e économie de l’Union européenne, la France a seulement le 6e salaire minimum d’Europe.
Les exonérations de cotisations sociales constituent aussi une trappe à bas salaires car plus on est mal payé·e, plus les exonérations sont importantes !
Résultat, le Smic et les bas salaires sont insuffisants pour vivre de son travail, précarisant particulièrement les femmes surreprésentées dans les métiers les moins bien payés.
Même le gouvernement le reconnaît en compensant par la prime d’activité : l’État paye une partie des salaires à la place des entreprises !
Pire, toutes les primes non cotisées se substituent au salaire et ne comptent pas pour notre Sécurité sociale en cas d’accident, maladie, licenciement, parentalité et nos retraites.
Le cœur de la revendication de l’UGICT-CGT et de la confédération du travail lors des NAO c’est l’augmentation générale des salaires.
Du salaire plutôt que des primes : le salaire net pour le mois, et le salaire brut qui donne des droits.
Des augmentations générales plutôt que des augmentations individuelles au bon vouloir de la direction. Et des augmentations a minima à hauteur de l’inflation, et au-delà pour améliorer notre situation.
Une méritocratie sans base collective est une sanction pour ceux qui n’ont pas de primes et non une récompenses pour les autres !