Salaires, pouvoir d’achat : La CGT propose

La CGT propose :

- de remettre à plat l’ensemble des aides et exonérations de cotisations sociales et subordonner toute aide à la signature d’un accord salarial, ceci pour pénaliser le recours excessif à la précarité par une réforme du mode de cotisation patronale ;
- une réforme fiscale de grande ampleur, dont celle de l’impôt sur les sociétés ;
- de créer un pôle financier public pour faciliter le développement de l’emploi et de l’activité économique ;
- des droits d’intervention des salariés dans les choix de gestion des entreprises pour que les fonds disponibles servent à la hausse de l’emploi et des salaires, à la formation et recherche et à l’investissement productif.
Augmenter les salaires pour sortir de la crise

La CGT revendique l’ouverture immédiate de négociations salariales dans les entreprises et les branches professionnelles. Les augmentations des salaires doivent être générales, de l’ouvrier à l’ingénieur, car elles sont indispensables pour :
- la suppression des inégalités et la lutte contre la paupérisation de la société ;
- reconnaître et améliorer le niveau de qualification ;
- améliorer le pouvoir d’achat ;
- accroître la consommation et accélérer la croissance économique, génératrice d’emplois et de ressources financières pour la protection sociale.

Enfin, la hausse des salaires doivent tenir compte de :
- l’inflation et de la productivité au travail. La France fait partie des pays où la productivité horaire est la plus élevée au monde ;
- la construction de grilles de salaires de l’ouvrier à l’ingénieur permettant une véritable évolution de carrière et de reconnaissance des qualifications.
Pour la CGT, la notion de salaire doit primer sur celle de rémunération :

- le Smic à 1600 euros brut, base 35h, comme point de départ de la construction des grilles de salaire ; Â tous les salariés, y compris les cadres et techniciens, doivent bénéficier d’augmentations générales au moins équivalentes à l’évolution du coût de la vie ;
- les parts variables doivent diminuer et leurs critères d’attribution doivent être transparents et négociés collectivement ;
- tous les éléments de la rémunération doivent être soumis à cotisations sociales ;

AP/BEP Smic x 1,2
BAC Smic x 1,4
BTS/DUT  : Smic x 1,6
Licence/Maîtrise Smic x 1,8
BAC + 5 Smic x 2,0
Doctorat Smic x 2,3

- les augmentations individuelles doivent correspondre à une rémunération de l’accroissement de qualification avec des règles précises de déroulement de carrière.

Les niveaux de salaire des cadres et des techniciens dans le privé et du traitement des cadres A et B de la fonction publique sont historiquement bas et indécents.

Les cadres et les techniciens, comme les autres salariés, connaissent une baisse significative de leur pouvoir d’achat.

L’individualisation de la rémunération, l’introduction de plus en plus massive des augmentations au mérite, ne garantissent aucune véritable progression de la rémunération des cadres. Malgré l’intensification du travail, malgré l’accroissement des responsabilités imposé à l’encadrement, malgré la hausse des qualifications, la reconnaissance individuelle et collective est rarement au rendez-vous.

Les jeunes diplômés connaissent un véritable déclassement, tandis que dans leur ensemble, les cadres et les techniciens subissent un tassement des grilles de salaires et les femmes, quant à elles, supportent des inégalités inacceptables. Les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes s’élèvent en moyenne à 25 %.

Aujourd’hui, plus de 20 % des cadres perçoivent un salaire inférieur au plafond de la Sécurité sociale. Le salaire mensuel moyen des techniciens et professions intermédiaires est tombé à 1 500 euros. Ce tassement de la hiérarchie des salaires pour l’encadrement s’est répercuté sur toutes les catégories.

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