Compte-Rendu GT aménagement des espaces de travail (bercy demain) du 19 juin 2026
Le groupe de travail du 19 juin consacré au projet « Bercy demain » confirme que l’administration est encore loin d’avoir arrêté son projet. Contrairement à une communication qui peut parfois laisser penser que les grandes orientations sont déjà figées, nous sommes toujours dans une phase de programmation et d’élaboration du cahier des charges.
Le recueil des besoins des directions se poursuit jusqu’à la fin septembre 2026. Des entretiens sont actuellement conduits avec les directions mais également avec chacune des organisations syndicales. Le macrozoning n’est donc pas stabilisé et dépendra notamment des effectifs qui existeront encore à l’horizon 2036... autrement dit des restructurations et des suppressions d’emplois qui auront été décidées d’ici là.
UN CHANTIER QUI S’ÉTALERA SUR PRÈS DE DIX ANS
Les travaux concerneront les huit bâtiments de Bercy et se dérouleront par phases successives pendant environ huit années.
À chaque phase, les collègues quitteront leur bâtiment pour être installés dans une zone de repli (l’atrium, place des Vins-de-France, est aujourd’hui évoqué sans qu’aucune décision définitive n’ait été arrêtée), avant de réintégrer les locaux une fois les travaux terminés.
À l’issue du projet, l’administration privilégie le regroupement de chaque direction sur un site unique... sauf lorsque les effectifs sont trop importants.
La DGFiP serait ainsi répartie entre Turgot et Sully, avec des implantations également à Vauban et Necker. Son état-major rejoindrait Colbert, bâtiment destiné à accueillir l’ensemble des états-majors des directions ministérielles.
DERRIÈRE LE DISCOURS DE MODERNISATION... LA CHASSE AUX MÈTRES CARRÉS
C’est probablement l’information la plus révélatrice de cette réunion.
Pour Grégoire Parmentier, près de 40 % des surfaces actuelles seraient aujourd’hui « perdues » : Télédoc, couloirs, locaux techniques, espaces de circulation...
Autrement dit, l’objectif premier est bien de densifier l’occupation des bâtiments.
Cette logique explique également la volonté de rapatrier certains services aujourd’hui implantés hors de Bercy, comme l’IGPDE de Vincennes vers Chevaleret.
Interrogée sur les surfaces de travail, l’administration reste très floue.
Elle évoque un objectif de 16 m² par agent, contre environ 23 m² aujourd’hui.
Mais ce chiffre de 16 m² inclut l’ensemble des surfaces du bâtiment, y compris les couloirs, locaux techniques ou espaces communs. En réalité, la surface effectivement disponible pour chaque poste de travail sera bien inférieure.
Pour la CGT Finances, derrière les termes « optimisation » ou « rationalisation », c’est bien une politique de densification des espaces qui se dessine, avec tous les risques que cela comporte pour les conditions de travail.
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